Mon parcours

 

Née le 21 janvier 1981 à Chartres, je suis mariée et mère de deux enfants. Après une classe préparatoire effectuée au Prytanée militaire de La Flèche (1999-2002), j’intègre l’École spéciale militaire de Saint-Cyr en 2002, au sein de la promotion général Gabriel de Galbert.

A l’issue de mes trois années de scolarité, je choisis l’arme du matériel et poursuit mon année d’application à Bourges avant de prendre la tête d’une section (46 militaires et civils) au 7ème régiment du matériel à Lyon. Durant cette période, je participe notamment à deux opérations extérieures (OPEX), en Côte d’ Ivoire en 2007 (opération Licorne) puis en 2008 au Liban, au sein de la FINUL (Force Intérimaire des Nations Unies au Liban).

Je commande, ensuite, ma compagnie (200 personnes) au sein de la brigade franco-allemande. Puis, affectée aux Écoles Militaire de Saumur, je m’installe en 2013 dans le Saumurois avec mon mari et mes enfants. Je sers alors à l’école d’état-major comme officier traitant au sein de la direction des études et de la prospective où je participe à la refonte de la doctrine interarmes à horizon 2020.

Membre du Conseil de la Fonction Militaire Terre et du Conseil Supérieur de la Fonction Militaire, j’œuvre aussi durant plusieurs années à faire évoluer les droits politiques des membres de nos forces armées.

Première militaire d’active à siéger à l’Assemblée nationale, je suis en position de détaché de l’armée de Terre, sans solde, afin d’exercer pleinement mon mandat, depuis juin 2017.

 

 

 

Intéressée par les enjeux internationaux, la défense et la construction européenne, j’ai tout d’abord rejoint la Commission des Affaires étrangères dès mon entrée à l’Assemblée nationale. Peu de temps après le début de mon mandat, il m’a été proposé de devenir coordinatrice (Whip) de cette commission pour le groupe de La République en Marche ! Cette fonction, que j’ai occupée jusqu’en septembre 2019, m’a amenée à coordonner l’action du groupe majoritaire au sein de la Commission.

En novembre 2017, j’ai été élue par mes pairs, avec cinq de mes collègues, juge à la Cour de justice de la République (CJR). Cette juridiction, que l’on peut qualifier d’exception, est compétente afin de juger les ministres (ou anciens ministres) pour des faits commis dans le cadre de leurs fonctions. J’y ai siégé notamment pour juger l’ancien garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas. J’ai quitté cette fonction en décembre 2020.

D’octobre 2019 à juin 2022, j’ai occupé les fonctions de vice-présidente de l’Assemblée nationale et Présidente de la délégation chargée des activités internationales, suite aux élections internes au sein de l’Assemblée nationale. La fonction de vice-présidente m’a amenée, entre autres, par délégation du président de l’Assemblée nationale à présider les débats lors des séances publiques dans l’hémicycle.

En avril 2021, le bureau de l’Assemblée nationale m’a confié, la mission de coordonner les travaux du volet parlementaire de la Présidence française du Conseil de l’Union européenne, du premier semestre 2022. En mars 2022, je préside l’une des conférences thématiques organisées dans ce cadre et relative aux politiques européennes au service des citoyens.

Cette même année, je suis missionnée par la majorité pour préparer le programme des élections présidentielles sur les sujets de Défense.

En juin 2022, j’ai été réélue députée de la 4ème circonscription de Maine-et-Loire avec 60,33% des voix.

Depuis, je siège toujours à la Commission des Affaires étrangères et j’ai rejoint la délégation aux outre-mer.

En septembre 2022, j’ai été élue, par mes pairs, vice-présidente de la délégation française de l’Union interparlementaire (UIP). Le mois suivant, lors de la 145ème Assemblée de l’UIP à Kigali, au Rwanda, je m’exprime sur la parité en politique et en particulier sur l’évolution de la situation des femmes dans les Parlements. Un an plus tard, en octobre 2023, je représente également le Parlement français à Luanda en Angola, au cours de la 147ème Assemblée de l’UIP : je suis élue membre du Groupe consultatif de haut niveau sur la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent.  

 Au printemps 2023, je suis nommée rapporteure pour avis de la Loi de Programmation Militaire (LPM 2024-2030). 

Le 5 décembre 2023 est votée la loi visant à réduire les inégalités territoriales pour les ouvertures de casino (Loi n°2023-1178), que j’ai porté et qui permettra à la Ville de Saumur d’accueillir un établissement de jeu. 

Parallèlement à mes activités et alors que je dépose en août 2022 la proposition de loi n°190 relative au transport aérien international pour limiter le trafic d’espèces sauvages, je prends en décembre 2022 la tête du groupe d’études Eau et Biodiversité de l’Assemblée nationale. En cette qualité de présidente, je co-signe en mars 2023 une tribune au sein du journal Le Monde à propos de la gestion de l’eau en France. je lie par ailleurs les problématiques induites par la raréfaction de l’eau et le déclin de la biodiversité comme exprimé dans une tribune au sein de la Revue du Trombinoscope en avril 2024. Au même moment, je deviens marraine d’un girafon du Bioparc de Doué-en-Anjou, espèce emblématique de ce parc zoologique situé dans ma circonscription et dont je salue l’engagement pour la sauvegarde des espèces menacées.

En mars 2024, étant la première à soutenir Manon Dubois, victime d’agression sexuelle dans la marine, de nombreuses autres victimes se sont tournées vers moi et dans un article du Monde je dévoile que ma boîte mail est devenu le MeToodesarmées. Face à cette accumulation de témoignages, je demande une enquête de commandement au ministre des Armées, Sébastien Lecornu. Je soutiens la création d’une mission d’enquête sur les mesures de prévention des victimes et de sanctions des agresseurs.  

De plus, comme tous les députés, j’étudie des sujets extrêmement variés. C’est la richesse de mon mandat, me spécialiser sur des sujets qui me passionnent et travailler sur le fond de nombreux autres sujets, afin de réformer et transformer notre pays.